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«  L’infini, mon cher, n’est plus grand−chose, c’est une affaire d’écriture. L’univers n’existe que sur le papier… »

Paul Valery, Monsieur Teste.

«  Puis arriva Duchamp, un rafraichissement shandy à la main, qui précisa que les histoires n’étaient racontées que pour être répétées et qu’elles cessaient d’être racontées dès qu’elles n’étaient plus conservées de la sorte et que si elles ne se conservaient plus, c’était qu’à les écouter elles avaient cessé de donner à filer et à broder. »

Enrique Vila–Matas, Abrégé d’histoire de la littérature portative.

 

Débarrasser la peinture de son support n’est pas le meilleur moyen de garantir sa pureté. Pour faire face à cette incohérence, le jugement, loin d’être désintéressé, y injecte autant de sens que son expérience lui fournit. Pour comprendre la nature de ces monochromes/monolithes il faut donc se perdre dans le déploiement polymorphe d’histoires sans fin qu’elle engendre.

Cette tentative visant à lier la pratique à la théorie en s’accaparant certains récits célèbres permet de s’appliquer à l’emploi du libre jeu entre manières de faire et manières de dire. En évitant des notions telles que l’originalité ou l’autorité, cet exercice nous plonge dans un réservoir d’expériences a-venir, où l’on se dérobe aux formes triviales et inertes en jouant sur le devenir informe de l’amalgame conceptuel.

Ainsi donc se déploie la peinture sans support, dans une logique prétexte à glorioles grammaticales et à analyses ivres de dialectique vertigineuse, très proche de celle de Lucariello quand il affirme : « I am a mystical narcissic anarchist. I swallow all philosophes and I make the soup, please pass me the salad. »